top of page
  • Black Facebook Icon
  • Black Instagram Icon
Rechercher

Autrement dit: "courrez avec la voiture que vous avez apportée".



La compétition automobile la plus folle jamais organisée, la CANAM, mérite d’être connue et racontée. Arpiem y consacre un de ses nouveaux chronos, la Tribute CACC


La série CANAM bénéficiait à sa création, par la volonté de ses promoteurs, d’un règlement extrêmement libéral, en vue d’y aligner des voitures puissantes et spectaculaires qui pourraient concurrencer les Formule 1. Jugez-en par vous-même. Ce règlement était issu de celui des Groupe 7 établi par la CSI (l’ancêtre de la FIA). Les voitures devaient être bi-places, avoir les roues couvertes et posséder un arceau de sécurité. Et c’est tout ! Aucune restriction sur les dimensions, sur la motorisation, en cylindrée ou utilisation d’un turbo, aucun poids minimal.


Ce règlement accoucha de quelques voitures magnifiques, telles la série des M8 de Mc Laren ou la Porsche 917/30, version ultime de l'icône de Stuttgart qui développait plus de 1000 chevaux. La couleur du cadran de la CACC reprend celle des myhtiques M8. Mais cette réglementation donna l’occasion de voir les voitures de compétition les plus extravagantes et les plus improbables qui n’aient jamais été construites. Leurs noms figurent en bas du cadran de la CACC. Les voici :


AVS SHADOW MK1


Première voiture produite par Don Nichols en 1969, ce dernier fera parler de lui dans les années 70 en Formule 1 avec son équipe américaine, Shadow. Nichols était un personnage étonnant: ancien de l’Air Force américaine, passé par la CIA, il fit fortune après la guerre au Japon en y important des pneus et des accessoires automobiles. Mais ce n’est pas le sujet.

La volonté affichée avec la MK1 était de produire la voiture la plus petite possible, munie du plus gros moteur possible, avec la surface frontale la plus réduite possible.

S’en suivit une espèce de Go-Kart géant, équipé d’un V8 Chevy de 7 litres de cylindrée et 675 chevaux, dont le châssis protégeait à peine son pilote, équipé de roues de 10 pouces à l’avant et 12 pouces à l’arrière. Un monstre.

George Follmer et Vic Elford furent les courageux pilotes qui en prirent le volant. Follmer déclara d’ailleurs à son sujet : « c’est la pire voiture que je n’ai jamais conduite. C’est une fusée en ligne droite mais il est impossible de la ralentir (NDLR : pas très étonnant : imaginez la taille de ses freins avec le diamètre ridicule de ses roues) ni de la faire tenir sur la route. On a l’impression qu’elle est équipée des amortisseurs de la Ford T »


MAC'S IT SPECIAL


La Mac’s IT est encore plus extravagante: cette voiture est équipée de 4 moteurs, des ROTAX 2 temps de 775 cm3 et 110 chevaux, chacun alimentant une roue tout en étant relié aux autres avec un complexe système de transmission ! Comment quelqu’un a-t-il pu croire une seule seconde que cela pourrait fonctionner ? La voiture roula néanmoins : elle fut présentée à la course Can Am de Laguna Seca en 1970. Aux essais, le tour le plus rapide fut réalisé par une Chaparral 2J en 59 secondes. La Mac’s IT boucla son meilleur tour en 1 minute 32 secondes… Ce fut sa seule apparition en course…


CHAPARRAL 2H



Toutes les idées qui sortent du cadre ne sont pas obligatoirement vouées à l’échec. Beaucoup dépend de qui les met en œuvre. Jim Hall et ses Chaparral en sont l’illustration. Hall trouva en la CAN AM le parfait terrain de jeu pour donner vie à ses idées avant-gardistes. Il fut le tout premier, des années avant tous les autres, à comprendre l’importance de l’aérodynamisme et introduisit les ailerons puis l’effet de sol (10 ans avant Lotus et Colin Chapman).

Dès 1965, Jim Hall équipe ses voitures d’un aileron mobile. Il entre dans le Championnat Can Am dès sa création en 1966 avec une voiture, la 2C équipée de cet appendice. Le concept sera poussé à son extrême en 1968 et 69 avec la 2H (voir ci-dessus), qui, trop radicale, ne fut pas une réussite. Les accidents se multiplient, notamment en F1 en 1969 à cause de ces ailerons. La 2H est un avion collé au sol. A la moindre perte d’appui, elle s’envolera. Face au danger, les régulateurs bannissent de toute compétition ces ailerons mobiles.


CHAPARRAL 2J


Qu’importe.  Jim Hall changea son fusil d’épaule tout en continuant à explorer l’aérodynamisme avec le modèle 2J en 1970. Une voiture plus que surprenante, ressemblant à s’y méprendre à une boîte à chaussures à laquelle on aurait greffé un train avant de voiture de course… Plus moche ce n’est pas possible. Mais efficace, même si elle ne sera pas fiable.


La 2J est équipée en plus de son moteur thermique, de 2 moteurs deux temps qui alimentent 2 turbines qui créent une dépression sous la voiture, la collant au bitume. Et cela marche. La 2J surclasse les Mac Laren en vitesse de passage en courbe et aux essais qualificatifs de la course de Riverside,  Vic Elford colle deux secondes au tour à première Mc Laren. Mais le problème est que les turbines aspirent et éjectent derrière la voiture à la vitesse d’une balle de fusil tout objet ou débris aspiré sur la piste. Les voitures suivant la Chaparral risquent à tout moment de crever leur radiateur, ou pire, les pilotes de prendre ces projectiles en pleine face. Là encore, le législateur ne peut laisser faire et interdit les turbines aspirantes.

S’en est trop pour Jim Hall qui jette l’éponge. Il aura quand même eu la satisfaction de remporter 3 victoires en Can Am avec ses voitures On ne le reverra que 10 ans après, avec la Chaparral 2K conçue pour les 500 miles d’Indianapolis. Johnny Rutherford s’y imposera à son volant en 1980.


Chapeau bas Monsieur Hall !


 
 

Arpiem est présent au départ du Tour de Corse Historique grâce à Patrick Bernardini, membre du Arpiem Drivers' Club. Patrick, double vainqueur du Championnat de France des Rallyes et vainqueur du Rallye de Monte-Carlo 2016 se présente au volant d'une superbe BMW M3 Groupe A et est navigué par Fabrice Gordon.


Et nous connaissons l'homme, il ne vient pas pour faire de la figuration ! Forza Patrick !




Arpiem a dédié une de ses montres la Ride & Drive MACCHIA, au myhique Tour de Corse: on y retrouve la célèbre tête de Maure en bas du cadran, la mention "10 000" à la place de l'index 10 (le "rallye aux 10 000 virages") ainsi que l'évocation de ses spéciales les plus célèbres telle La Porta, Notre Dame de la Serra, Porto-Piana, etc... autour du réhaut.





La Ride and Drive Macchia est une montre automatique avec un cadran rotatif et double boitier, équipée du mouvement Miyota 9039 et de 2 verres cristal saphir inrayables, numérotée en série limitée, disponible au prix de 579 € sur www.arpiem.fr.

 
 


La nouvelle RACEMATIC TDH est dédiée à Denny HULME, le plus méconnu et le plus mystérieux des champions du monde de Formule 1.


Il est de ces pilotes qui n’ont pas besoin d’être dans la lumière pour devenir une étoile. Denny Hulme est probablement le plus discret et méconnu des champions du monde de F1. Surnommé “l’Ours”, il doit autant ce surnom à son physique qu’à son aversion des longues phrases. Ses origines campagnardes lui rendent le verbe difficile.



Deux ans. C’est le temps qu’il lui fallut pour être sacré en 1967, au volant de la Brabham Repco de son illustre compère “Big Jack” Brabham. Ce fut une saison étrange. À cheval sur les 2 réglementations moteur 1.5 et 3.0 litres, rares étaient cette année-là les monoplaces performantes et fiables. Hulme en profite et remporte deux courses et le titre. Il rejoint ensuite son compatriote Bruce Mac Laren dont le programme F1 débute à peine.


Mac Laren engage aussi des prototypes dans la lucrative et spectaculaire série américaine CAN AM, le but étant de financer la F1 avec les revenus de la CAN AM. Mac Laren y exerçe une domination sans partage avec des voitures légendaires jusqu'en 1972 (et l’arrivée de Porsche et ses mythiques 917…). La série est alors surnommée "THE BRUCE (Mac Laren) AND DENNY (Hulme) SHOW". 78 courses sont organisées pendant la période de l'âge d'or de la série, entre 1966 et 1974, les Mac Laren en gagnent 48 et Hulme 22 à lui seul. « L’Ours » est alors au sommet de sa gloire.


Toujours engagé en Formule 1, les décès répétés de ses camarades pilotes, en particulier Bruce Mc Laren en 1970 et son coéquipier Peter Revson en 1973, ont raison de sa motivation. De plus en plus affecté et difficile d'accès, il quitte, discrètement encore, la F1 à l'issue de la saison 1974, après avoir accroché un total de 8 victoires, et rejoint ses antipodes natales où il consacre son énergie à entretenir sa propriété au bord d’un lac. 

Denny HULME en 1967 à Zandvoort, année de son sacre avec la Brabham
Denny HULME en 1967 à Zandvoort, année de son sacre avec la Brabham

La passion du pilotage était toujours là, et il ne tarde pas à reprendre le volant en Australie et en Nouvelle Zélande, dans des courses de Tourisme et de Camion. C'est ainsi qu'engagé aux 1000 kms de Bathurst en 1992 au volant d'une BMW M3, alors qu'il est au volant sous la pluie, il contacte son stand pour dire "ma vue est troublée". Ce qui, étant donné les conditions météo, ne surprend personne. Son équipe fut plus étonnée de le voir arriver dans la ligne droite de départ en décélération régulière le long du rail de sécurité, jusqu'à l'arrêt complet. Puis le silence. 


Denny Hulme était mort au volant, emporté par une crise cardiaque à l'âge de 58 ans. On ne peut pas imaginer de manière plus discrète pour mourir en course. Ainsi était Denny Hulme, pilote passionné qui détestait se faire remarquer et attirer l'attention...



 
 
bottom of page